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Watkin Tower - 350m (45m achevés)

La tour de Watkin est un bâtiment inachevé de Londres, également connu sous les noms de « Folie de Watkin » (Watkin's Folly) et de « Moignon de Londres » (London Stump). Elle avait été présentée à l'époque comme la « Grande Tour de Londres ».

Peu après la construction de la tour Eiffel, Sir Edward Watkin, membre du Parlement britannique et président de la Metropolitan Railway, proposa la construction d'une tour de 358 m de haut, 46 m de plus que la tour française, dans Wembley Park. Watkin proposa à Gustave Eiffel de concevoir la tour, mais celui-ci déclina l'offre, répondant que s'il l'acceptait, les Français « ne croiraient pas que je suis un aussi bon Français que je pense l'être ».
Un concours eut lieu, et de nombreuses propositions affluèrent. Une idée de tour métallique à huit pieds l'emporta, conçue par Benjamin Baker, l'architecte du Pont du Forth. Malgré cela, le jury reconnu alors que « la tour Eiffel réunit les moyens les plus rationnels et les plus évidents de combiner un monument d'un aspect architectural et d'une construction économique1 ». La ressemblance s'affirma encore quand elle fut transformée en un concept très semblable à celui de la tour Eiffel, avec quatre pieds. Si la conception était similaire, une hauteur supérieure était possible grâce à l'utilisation d'acier, plus résistant que le fer puddlé utilisé par Eiffel1.
Une compagnie fut fondée pour bâtir la tour, et la construction de la tour et du parc environnant débuta en 1891. Lorsque le parc ouvrit ses portes, trois ans plus tard, la tour n'était haute que de 47 m à cause de ses fondations instables.
À la fin de l'année 1894, les travaux s'achevèrent, faute d'argent et d'intérêt pour un monument sans originalité1, et la tour ne fut jamais terminée. La compagnie s'orienta vers la construction de maisons pour renflouer ses pertes et détruisit entièrement la section de tour existante entre 1904 et 1907. En 2012, le site abrite le Wembley Stadium, un stade de 90 000 places rouvert en 2007 après avoir été entièrement reconstruit. Lors des travaux, l'aplanissement du terrain permit de redécouvrir les fondations en béton de la tour de Watkin.

Tour Lumière Cybernétique de La Défense - Nicolas Schaffer (1970)


En ce moment jusque fin mai 2018, le Musée d'Art Moderne de Villeneuve d'Ascq propose une rétrospective de l'oeuvre de Nicolas Schöffer. Artiste visionnaire et principal représentant de l'art cinétique, puis de l'art cybernétique, Nicolas Schöffer inventa le spatiodynamisme soit  «l'intégration constructive et dynamique de l'espace dans l'œuvre plastique »

En 1954, tout cela est théorisé dans un livre, Le spatiodynamisme
En 1955, il réalise à Paris la première sculpture multimédia interactive au monde, dotée d'un système d'interaction temps réel avec capteurs. Cette sculpture de 50 m de haut, sonorisée par une composition temps réel à partir de bandes magnétiques du compositeur de Messe pour le temps présent , Pierre Henry, fonctionnera tout l'été 1955. 
Il proposa sous le gouvernement Pompidou l'édification de la Tour Lumière Cybernétique à deux kilomètre du centre de La Défense. 
Sa structure complexe à ossature d'acier inoxydable devait mesurer selon les versions entre 324 m à 347 m de hauteur. Des hygromètres, thermomètres, anémomètres, cellules photo-électriques et micros devaient être placés le long de sa structure, répartis sur 7 plates-formes. De plus 3 226 projecteurs de couleur (rouge, orange, jaune, violet, bleu, et blanc), plus, 2 000 flash électroniques devaient réaliser l'aspect lumineux de la tour. Et enfin, 330 miroirs tournants de 40 m² et 32 hélices complétaient l'effet au niveau mécanique, le tout actionné par un ordinateur central. Pour accéder à la tour et en profiter, une passerelle d'accès vers la tour devait traverser l'autoroute et le RER A (déjà prévu !) et aboutir au socle de la tour qui contenait des parkings et l'ordinateur central.

Ses 7 plateformes illuminées, devaient être réparties de la manière suivante:
  • Au 1er: L’orientation "électronique" des visiteurs vers les différents niveaux de la tour.
  • Au 2e: L’auditorium à jeu d'orgue lumineux.
  • Au 3e: Un club de découvertes pour les jeunes, etc.
  • Au 4e: Une salle de conférence.
  • Au 5e et 6e: Un service de restauration avec jardins suspendus et plate-forme d'observation.
  • Au 7e: 12 projecteurs à faisceau (long de 2 km de portée).
Le projet de la tour prévoyait d’accueillir 15 000 visiteurs à la fois, pour un prix de construction de l'ordre de 70 millions de francs (français) de l'époque.

Petite histoire

La tour fut conceptualisée au cours d'une première exposition dans une galerie parisienne en 1963. La version définitive fut assurée en 1968, visant une réalisation pour 1970. Finalement, à la vue du prix de la tour, elle fut projetée pour 1990. Mais l'appui du président Georges Pompidou pour ce projet ambitieux tomba avec la mort de ce dernier. La construction fut à l'époque une forme de médiatisation de l'opération La Défense, au moment même ou l' EPAD s'installait dans la Tour Fiat.
Son concept? Envoyer des rayons lumineux dans tous les sens et changer de couleur, selon le temps, les bouchons, l'humidité, les cours de la bourse ! Une sorte de baromètre de la vie parisienne, que l'on peut consulter à distance. Une vocation de guide pour les avions supersoniques atterrissant à paris-nord fut aussi évoquée...
Connue et attendue par le monde entier, elle aurait été installée au Point M de La Défense pour 1990, si un concours de circonstances malheureuses n'avaient empêché sa construction. Nicolas Schöffer considérait qu'elle existait "virtuellement" du fait de l'accomplissement parfait de tous les travaux préliminaires des diverses Entreprises constituées en Société Civile de Construction et d'Exploitation. Le Général de Gaulle l'avait acceptée, le Président Georges Pompidou donnait la garantie de l'État... Et la presse du monde entier avait longuement raconté le projet et diffusé des interviews et photos...

Aux États Unis d'Amérique

Au cours de l'année 2002, à la suite de l'attentat terroriste du World Trade Center, le projet de cette tour fut reproposé aux américains... Cette Tour fut d'abord proposée en 1986 par Nicolas Schöffer pour le Liberty Parc du New Jersey. En 2001, après l'attentat des World Trade Center, un projet de construction de la Tour Lumière Cybernétique ainsi que du Mausolée de Paul Maymont, furent remis au Maire de New York.
La Tour Lumière Cybernétique de New York a une ossature aérée de 307 m de hauteur et d'une envergure moyenne de 59 m, réalisée en tube d'acier de section carrée de 2 m de côté. Elle comporte 7 plateformes ouvertes au public. Sa forme est asymétrique et rythmée. Entre ses 200 bras parallèles orientés dans les quatre directions orthogonales, 114 axes tournants sont installés sur lesquels sont fixés 363 miroirs en acier inox poli, qui à l'arrêt comme en mouvement, projettent dans l'espace environnant un grand nombre de faisceaux lumineux réfléchis ou rétro réfléchis.

En Belgique

Cependant, Nicolas Schöffer avait déjà réalisé d'une certaine manière ce projet dénommé tour cybernétique en 1961 dans le Parc de la Boverie à Liège en Belgique.
La tour cybernétique est une tour mesurant 52 m de hauteur et qui se trouve aux abords immédiats du palais des congrès de Liège. Cette tour est une conception similaire aux deux autres projets, (systèmes de sonorisations, d'éclairages et mécanismes), à la différence qu'elle ne dispose pas de plateforme pour accueillir le public et qu'elle a une taille bien inférieure aux deux autres.
Ceci dit, la tour cybernétique fut classée au patrimoine des monuments historiques de Belgique en 1998, par le Ministre-président de la Région wallonne Robert Collignon. Et cela, après 20 ans d'efforts et de ténacité de Philippe Hoornaert, membre du bureau de l'Association Des Amis De Nicolas Schöffer, et qui est le représentant en Belgique pour le classement et la restauration de la tour cybernétique de Liège.
Après son installation en 1961, la tour ne fonctionna qu'une dizaine d'années et les premières démarches pour sa restauration débutent en 2002. La restauration aura lieu finalement en 2015, la tour est complètement démontée en mai et les travaux devraient durer une année. L’œuvre est complètement restaurée et les éléments électriques tels le cerveau et les lumières, remplacées par des LED, sont modernisés1. Celle-ci est remise en fonction en mai 2016, à l'occasion de l'inauguration de la passerelle La Belle Liégeoise et de l'ouverture du Musée La Boverie, avec une inauguration de la tour le 21 juin 2016

Tour Cybernétique de Liège (photographie prise par Robert Doisneau)


Tour Cybernétique de Liège - e1:24 (photographie prise par moi-même)







Coupole d'Helfaut - diam. 71m, prof. 52m


Le site de la Coupole est unique, il est le symbole parfait de la démesure et de la barbarie du régime nazi. Fin 1943, Hitler avait choisi cet endroit pour y établir une base souterraine de stockage et de lancement de fusées A4 dites V2 afin de bombarder Londres. Mais de nombreux bombardements alliés paralysèrent le chantier, sans cela cette base aurait certainement fait une multitude de victimes civiles et peut-être changé le cours de l’ Histoire (la cadence de tir devait être de 80 fusées par jour). Le V2 faisait partie des armes secrètes d’ Hitler, d’une portée théorique de 270 km avec une tonne d’ explosif à bord, sa vitesse était de 5800 km/h, elle fut la première fusée de grande taille à carburant liquide et le premier missile stratosphérique à longue portée. La Coupole fut construite en partie par une main d' oeuvre forcée (prisonniers soviétiques et ouvriers du S.T.O. mais aussi avec des juifs, la plupart mort lors des bombardements alliés.

Hôtel Ryugyong - 330 m




L'Hôtel Ryugyong est un gratte-ciel situé dans le quartier de Potong-gang à Pyongyang en Corée du Nord mais dont la construction n'a jamais été achevée.
L'immeuble fut baptisé du nom de Ryugyong, littéralement La Capitale des saules, l'un des noms historiques de Pyongyang. Comme son nom l'indique, le bâtiment aurait dû devenir un hôtel une fois fini. Avec ses 105 étages, un point culminant à 330 mètres de haut et une superficie de sol de 360 000 m², l'Hôtel Ryugyong est la construction la plus imposante de la ville et le plus haut gratte-ciel du pays. Il aurait aussi détenu le record de plus haut hôtel du monde et serait devenu le 7e plus haut gratte-ciel de la planète.
Le cabinet d'architectes à l'origine du projet, Baikdoosan Architects & Engineers, a doté le bâtiment d'un style architectural massif et d'une forme triangulaire. La construction débuta dès 1987.
Le projet fut lancé dans le contexte de la Guerre froide, en réponse notamment à la construction l'année précédente du Swissôtel The Stamford à Singapour par une compagnie basée en Corée du Sud. De plus, le gouvernement nord-coréen envisageait de créer une chaîne d'hôtellerie pour les investisseurs étrangers de passage dans le pays. Une société, la Ryugyong Hotel Investment and Management Co., a été fondée afin d'attirer 230 millions de dollars d'investissements extérieurs. Le Ryugyong devait posséder pas moins de 3000 chambres et 7 restaurants pour une inauguration prévue pour juin 1989, à l'occasion du festival des jeunes et des étudiants. Cependant, de nombreux problèmes dans la conception de l'immeuble et dans sa construction reportèrent sa finalisation. À cela s'ajouta une forte hausse des coûts et, finalement, la construction fut totalement arrêtée en 1992. La structure en béton armé fut finie en totalité mais aucune fenêtre ni aménagement intérieur ne fut installé.

Tour d'Ekaterinbourg - 220m

Non loin du cirque de la ville et en bordure de l'Isset se trouve une sorte de gigantesque cheminée de 220 mètres de haut qui n'est autre que la carcasse en béton de la tour de télédiffusion commencée dans les années 1980 (projet analogue à la tour d'Ostankino de Moscou) et restée depuis inachevée faute de financement adéquat. Etonnamment accessible et non surveillée, cette construction a une très mauvaise réputation et a été parfois appelée la « Tour de la Mort » car ayant tué au moins onze personnes (en général des jeunes gens) qui ont tenté de la gravir (ou de s'y jeter) ces dernières années...
Il a été décidé fin 2006 de terminer la construction de la tour. Elle devrait être achevée en 2011 et atteindre plus de 420 mètres de haut...